Notre histoire

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La Réserve de biosphère de Fundy fut désignée par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) le 21 septembre 2007. La conceptualisation et le travail initial pour élaborer cette demande de désignation furent initiés par un groupe de bénévoles en 1999. En tout, le processus a pris 8 ans. La RBF fait donc maintenant partie d’un réseau de 16 réserves de biosphère à travers le Canada et plus de 600 réserves à travers le monde.

Le groupe principal qui s’est formé dans le but d’obtenir la désignation de l’UNESCO, soit le « comité de planification », avait initialement choisi le nom « Initiative de la Réserve de biosphère de Fundy (IRBF) » pour leur projet. Le comité s’est rencontré à des intervalles réguliers afin d’établir les concepts de base du projet et se familiariser davantage avec le Programme sur l’Homme et la biosphère de l’UNESCO. De plus, les membres du comité ont visité de nombreux autres sites de biosphère dans l’est du Canada. Le groupe s’est aussi joint à l’Association canadienne des réserves de la biosphère (ACRB) qui leur a offert de l’information essentielle et l’accès à des ressources indispensables pour guider cette phase importante du développement de l’initiative au Nouveau-Brunswick. Suite à l’élaboration de la stratégie initiale, le comité de planification a commencé à sensibiliser des intervenants clés : les communautés, les groupes de conservation, les secteurs des ressources, les institutions académiques, les ministères gouvernementaux, les agences de recherche et de surveillance, les gestionnaires de politiques, ainsi que les chercheurs.

Ce réseau de coopération qui fut ainsi mis sur pied est considéré comme un tremplin ayant grandement facilité l’obtention de la désignation de la région en tant que réserve de biosphère de l’UNESCO.

Désignation de l’UNESCO

Le site choisi pour la biosphère par le comité de planification consiste en des terrains humides et des zones côtières qui s’étendent de St Martins jusqu’au marais de Tantramar et qui s’écoulent dans la partie supérieure de la baie de Fundy. Ce qui rend la région unique sont les formations géologiques, les écosystèmes terrestres et marins, l'héritage culturel ainsi qu’une combinaison de communautés rurales et de régions urbaines. La région est également composée de plusieurs régions protégées, de régions dévouées à la conservation et de régions gérées de façon spéciale. Tout cela facilite ainsi l’établissement d’une zone centrale, des zones tampons et des régions de transition dans le site de biosphère, tel qu’exigé par l’UNESCO.

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Bien que l’intention d'obtenir la désignation de l’UNESCO ait eu principalement le but de favoriser une reconnaissance des écosystèmes, paysages, patrimoine et initiatives de développement durable, cette désignation avait également le potentiel de rehausser le profil de la région à l’échelle nationale et internationale ainsi que de favoriser le développement économique durable. Ainsi, l’IRBF a donné à son projet l’objectif de favoriser l’investissement dans le secteur public et privé, attirer de l’expertise technique, et permettre aux chercheurs et aux gestionnaires des secteurs des ressources de participer au développement de stratégies de développement durable.

Le comité de planification a basé la proposition soumise à l’UNESCO pour la Réserve de biosphère de Fundy sur les points suivants :

  • La reconnaissance d’une région extraordinaire offrant des paysages spectaculaires au Canada atlantique maritime et ainsi que la reconnaissance des attraits uniques de la baie de Fundy;
  • La reconnaissance de l’histoire et de l’identité culturelle de la région;
  • La reconnaissance de l’engagement démontré dans le passé et qui se poursuit de nos jours par les citoyens, les gestionnaires de politiques, les secteurs des ressources et les chercheurs quant à améliorer la viabilité intergénérationnelle de la région.

La demande envoyée à l’UNESCO par le comité de planification de l’IRBF a fait l’objet de plusieurs corrections par les parties prenantes, les communautés, les représentants des divers secteurs des ressources, les gestionnaires de politiques et les chercheurs. Le comité de planification et les intervenants clés ont pu établir un conseil d’administration par intérim à l’automne 2006 et ainsi recevoir l’approbation pour continuer avec le processus de nomination de l’UNESCO au plan international.

La révision de la demande a impliqué divers intervenants clés, dont 16 communautés à l’intérieur de la région proposée pour la RBF, cinq ministères gouvernementaux provinciaux, la Commission canadienne de l’UNESCO, ainsi qu’un comité national de révision administré par le siège de l’UNESCO à Paris, en France.

Le conseil d’administration a enfin soumis sa demande à l’UNESCO lors de l’été 2007 et la désignation fut obtenue en automne 2007. Une conférence de presse fut présentée par le réseau des intervenants de la RBF et le gouvernement provincial du Nouveau-Brunswick (représenté par le ministère de l’Environnement), afin d’annoncer officiellement la désignation de l’UNESCO en novembre 2007. Suite à cette annonce, le conseil d’administration procéda à établir un modèle de gouvernance, embaucher le personnel, élaborer un plan de travail à court terme et planifier une collecte de fonds de même qu’une stratégie de communication.